ASSEMBLÉE DES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER

Lettre n°18 : janvier - février - mars 2013


Tout d'abord, permettez-moi de vous souhaiter à tous une excellente année 2013 pour vous et les vôtres. Cela peut paraître banal mais il me semble que les temps sont trop moroses pour que nous ne saisissions pas la moindre occasion de nous réjouir et vouloir voir les gens heureux autour de soi en est une !


2012 a été une année fertile en émotions. Nous avons beaucoup voté. Pour la première fois nous avons élu un député, Alain MARSAUD, pour nous représenter à l'assemblée nationale. Maintenant, les Français résidant à l'étranger ont trois niveaux de représentation :


1° les conseillers (155), hommes et femmes de terrain qui siègent aux commissions locales et sont à l'écoute de leurs problèmes quotidiens.


2° les sénateurs (12), élus par les conseillers, ils siègent à Paris et défendent les dossiers présentés par les conseillers et font des propositions de lois.


3° les députés (11), élus au suffrage universel sur des zones parfois immenses

(Celle de notre député couvre 49 pays!) qui ont le pouvoir législatif et qui peuvent donc déposer des projets de loi à l'assemblée. Ils sont alors discutés à l'assemblée, partent pour le sénat qui les approuve ou les modifie pour finalement revenir à l'assemblée où ils sont votés, l'assemblée ayant toujours le dernier mot.


En raison de la variété et de la disparité des pays compris dans une circonscription législative, les conseillers sont les courroies de transmission indispensables aux députés qui s'appuient sur leur expérience. Ainsi, Alain MARSAUD m'a demandé de le représenter dans la zone Océan indien.

Si j'ai tenu à vous expliquer tout cela c'est parce que l'Assemblée des Français de l'Etranger, fruit d'une patiente construction, est actuellement en danger. En effet, alors que, depuis de nombreuses années, les conseillers souhaitaient faire évoluer l'AFE dans un sens qui renforcerait son pouvoir, une réforme doit être proposée qui aboutirait exactement à l'inverse du but recherché. Tous groupes confondus, les conseillers avaient soumis des propositions et demandé à participer à la rédaction de la réforme. Après avoir feint de les écouter, le cabinet du ministre a balayé leurs propositions. Il s'agit désormais de redécouper les circonscriptions, modifier le système électoral, de faire passer le nombre des conseillers à 400 dont 80 seulement auraient la possibilité de venir participer à Paris aux sessions de l'assemblée, créant ainsi une discrimination entre les élus. De plus, cela modifierait le corps électoral pour les prochaines élections sénatoriales des représentants des Français de l'étranger.

Tous les conseillers, quelle que soit leur appartenance politique, s'opposent à cette réforme.

C'est pourquoi nous avons imaginé une pétition à envoyer au Premier ministre et au ministre des affaires étrangères, Monsieur Laurent FABIUS, qui est aussi le président de l'AFE. Vous nous avez élus pour vous représenter. C'est pourquoi je demande à ceux d'entre vous qui pensent que nous faisons du bon travail de prendre 5 minutes de leur temps pour nous soutenir en envoyant en "copié collé" le texte suivant à :

www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire


Monsieur le Premier Ministre,

Tout comme nos conseillers, je m'élève contre le projet de destruction de l'AFE, tel qu'il est actuellement présenté en dépit des remarques et recommandations de l'ensemble des conseillers.

Si nous sommes tous d'avis qu'il faut améliorer le fonctionnement de cette assemblée et donner plus de pouvoir à ses membres, nous ne pouvons accepter de voir anéantis des années d'efforts pour que la voix des Français de l'étranger soit enfin entendue.

Sans entrer dans les considérations législatives, ce projet traduit une incroyable méconnaissance du terrain. Il réduit le rôle des conseillers au lieu de le renforcer. A l'heure où l'on se gausse du nombre pléthorique de nos élus, imaginer les multiplier par deux pour les réduire ensuite (au nom de quels critères ?) c'est particulièrement incroyable.

Nos élus sont responsables devant nous qui sanctionnons ou approuvons leur action à chaque élection. Il y a suffisamment d'associations locales pour siéger avec sérieux et compétence dans les divers comités pour ne pas imaginer en susciter de nouvelles avec des élus de terrain qui les remplaceraient.

C'est pourquoi, Monsieur le premier Ministre, nous vous demandons de ne pas accepter que ce projet soit soumis à l'assemblée nationale avant d'avoir été discuté et amendé par ceux qui sont les premiers concernés par son application.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de ma haute considération


Vous devez aussi l'envoyer au ministre des affaires étrangères: Laurent FABIUS via:jean-luc.bertolino@diplomatie.gouv.fr ou Denis.pietton@diplomatie.gouv.f


Merci de vos soutiens,

Michèle GIRAUD-MALIVEL

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Michèle GIRAUD - MALIVEL michele@malivel.com